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<title>Touarance</title>
<link>http://touarance.org/</link>
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<title>enleph</title>
<link>http://touarance.org/fil_papiers/spip.php?article196</link>
<description>2010-02-06 20:55:03 : enlèvement de février - l'éléphant sur les ondes geint, la tristesse à la surface de l'eau ... dans le puisement des songes, la peur a glissé, la bête s'est enroulée dans ma main, Boobar&lt;br /></description>
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<title>sans titre (9-0)</title>
<link>http://touarance.org/fil_papiers/spip.php?article195</link>
<description>2010-02-06 13:30:48 : </description>
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<title>Fin d'épuisement (couleur blanche)</title>
<link>http://touarance.org/fil_papiers/spip.php?article194</link>
<description>2010-02-06 13:29:13 : 0000--&lt;br>&lt;br />je lui ai écrit, envoyé des cartes postales, et pendant tout ce temps là j'étais absente, épuisée&lt;br />&lt;br />1111--&lt;br>&lt;br />dans la pâte de la matière retrouvée, j'ai creusé et trouvé dans la présence lactée de ma fuite un point d'ancrage&lt;br />&lt;br />11111--&lt;br>&lt;br />suite à venir...</description>
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<title>hé-gars ment-ir</title>
<link>http://touarance.org/fil_papiers/spip.php?article193</link>
<description>2010-02-06 13:29:16 : 3. &lt;br>&lt;br />je me suis cachée, j'ai longé les lignes floues de mon appareil &lt;br>&lt;br />j'ai vomi le commerce des hommes&lt;br>&lt;br />j'attends le moment, le bon moment pour me perdre - à nouveau</description>
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<title>nuit argentique</title>
<link>http://touarance.org/fil_papiers/spip.php?article192</link>
<description>2010-02-06 13:29:19 : 2. &lt;br>&lt;br />avant d'acheter, j'avais testé l'argentique - une nuit</description>
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<title>puito phossé</title>
<link>http://touarance.org/fil_papiers/spip.php?article191</link>
<description>2010-02-06 13:29:21 : &lt;i>{Sans titre - nouveau titre d'un passé récent,&lt;/i>} &lt;br>&lt;br />en finir avec l'objectif faussé ...&lt;br>&lt;br />1. cet été, au bord de la Loire &lt;br>&lt;br />avec un nouvel appareil&lt;br>&lt;br />Effrayée par l'esquive technique, cassée&lt;br>&lt;br />de cet album, dans cette profondeur du bleu, &lt;br>&lt;br />il me reste la tendresse du petit matin d'été&lt;br />&lt;br /></description>
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<title>Again</title>
<link>http://touarance.org/fil_papiers/spip.php?article190</link>
<description>2010-01-16 22:39:03 : S'épuiser dans la musique&lt;br>&lt;br />en boucle &lt;br>&lt;br />pour se perdre à l'intérieur&lt;br>&lt;br />Une marche en dehors, je remonte le fleuve&lt;br>&lt;br />et l'amour qui descend avec les canards engourdis&lt;br>&lt;br />direction l'Ouest&lt;br>&lt;br />&lt;br />Je pars vers l'Est&lt;br>&lt;br />tant de lettres, de pages&lt;br>&lt;br />en vain&lt;br>&lt;br />&lt;i>Walk away from you&lt;/i>&lt;br>&lt;br />l'isolement est une zone&lt;br>&lt;br />où j'erre seulement&lt;br>&lt;br />&lt;br />Je constate maintenant le mouvement&lt;br>&lt;br />un battement d'ailes&lt;br>&lt;br />le moteur de la barque qui remonte l'eau&lt;br>&lt;br />L'image suivante est une pause, un silence&lt;br>&lt;br />au-loin&lt;br>&lt;br />&lt;br />Ici j'attends le prochain départ&lt;br />&lt;br />&lt;br />&lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=P-ojfyD19Lo">Archive Again&lt;/a></description>
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<title>Là-bas chez moi ...</title>
<link>http://touarance.org/fil_papiers/spip.php?article187</link>
<description>2010-01-01 15:17:12 : Mon père me dit toujours que je ne passerai jamais les douanes avec mon chargement de carottes, pommes de terre, poulets, lapins, noisettes et autres pots de confitures... &lt;br />&lt;br />Il a sans aucun doute raison, je suis considérée comme une étrangère d'ici ... et quand je remonte à la capitale je suis [farmer in the city->target="_blank" http://www.youtube.com/watch?v=h0LHj3Xu9ac&amp;feature=related]&lt;br />&lt;br />Je survis ainsi avec mes paquets, ici et là-bas, plus loin ...&lt;br />&lt;br /> ... les pieds dans la terre, la tête dans les nuages, plus que jamais --&lt;br />&lt;br />&lt;br />&lt;br /></description>
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<title>No limit no control</title>
<link>http://touarance.org/fil_papiers/spip.php?article186</link>
<description>2010-01-01 10:11:59 : La rue était déserte sur les deux côtés. Un léger vent soufflait les dernières feuilles. Elle avança dans l'impasse en plein jour. Elle visualisait bien l'entrée de l'abri. Un homme au visage gris la bouscula mais elle était indifférente. « Non, je vous remercie, j'ai besoin d'être seule ». &lt;br />&lt;br />Y revenir une autre fois aurait sans doute été préférable. Elle tournait sans direction. Puis, les rues tombèrent dans la nuit.  L'obscurité la protégeait. Elle entra enfin dans la taverne par la porte de derrière. Ses mains dans les poches touchaient sa peau brûlante. Le contact avec la chair stabilisait les aiguilles des sens dans l'instant. Au signal du phare, son ombre vacilla dans le miroir, aucun bruit dans la chambrette. Elle identifia les différentes profondeurs de l'antre. Traversa le couloir sans ciller. Descendit l'escalier une lampe torche à la main. C'était un mauvais passage. Elle sortit un bonnet de son sac pour se couvrir. Son corps vibrait dans un tumulte orchestré. On burinait quelque part à l'étage. Les sons se répercutaient dans sa tête malade et caverneuse. Images sordides du vendredi soir. Des gens descendaient sur les voies empêchant les autres de rentrer chez eux. D'autres bricolaient avec ou sans le projet de désastre fin-de-semaine. D'autres encore envisageaient de se confondre dans la folie de l'impertinence.&lt;br />&lt;br />&lt;br />Elle était arrivée à la grille qui délimitait la contrée. Au-delà, la chaleur du désert et le bleu des orées. Retrouver le code dans son intégrité. Griffa sur le mur quelque dessin invisible. La porte s'ouvrit avec difficulté, elle pouvait croire qu'on l'attendait. Un malin lui donnait sa chance. Elle marcha dehors, elle était libre. Elle le voyait ainsi. &lt;br />&lt;br />&lt;br />Mirage.&lt;br />&lt;br />&lt;br />Aspiration de la lumière non-neutre. Sens parachutés au bord de l'empire. Abandon. Devant la bouche du métro, au point d'absolution. Sur le sol, elle n'en pouvait plus, tant de feux éteins. Elle se réfugia derrière ses mains. Ses cheveux  venaient recouvrir ses paumes, figure opaque de décembre. Comment savoir ce qu'il avait écrit après ? Elle se souvenait seulement du dessin. Envoûtés, ses doigts l'avaient retrouvés, en mémoire. Mais, y avait-il d'autres choses à se rappeler ? &lt;br />&lt;br />&lt;br />Maintenant.&lt;br />&lt;br />&lt;br />Maintenant elle laissa tomber ses mains et défit son visage. Regarda la forêt si proche. Ses jambes légèrement écartées respiraient la terre ferme. Ronde interminable dans la nuit, elle stoppa l'édifice. Avec un léger mouvement des hanches, elle dévia les visions. A genoux près de l'arbre, elle sourirait. Ses guenilles fendaient l'orage. Des caresses en prémisse giclaient au creux de son bas-ventre. Secret. Formule à peine murmurée. Elle ne savait pas encore de quoi il s'agissait. Elle était seule. Les ombres s'étaient fixées dans la nuit.&lt;br />&lt;br />&lt;br />Nuit.&lt;br />&lt;br />&lt;br />Un signe tressaillit dans l'éclatante perspective sans lumière. Texture encodée sans impression possible, patine éphémère, forme décuplée. Rétine en pleine mutation. L'appareil s'était tu. On aurait dit une chimère d'un autre siècle. Spectre mélancolique, illusion d'une autre fin. Sentimental plus que d'étrangeté. Un déracinement de cérémonie virtuelle. Elle courut presque pour le rattraper, jusqu'au bord de l'avenue. Vacuum d'aventure. Sa sueur percutait ses idées obscures. Regards en reflets. Ombres. Ombres. Les tendres n'étaient pas à piller. Aveu de lâcheté. Goûts entremêlés. Verbes inusités, sujets en guerre sainte avec ce qui restait de mémoire. Quête des mots auto-générés, finitude des marches éternelles. Les heures passaient sans transition. Quelques gouttes s'écoulaient  derrière son front. Jusqu'à demain. Demain, dissolvant à volonté. &lt;br />&lt;br />&lt;br />L'homme qui était revenu en était certain. Son cul ne correspondait pas aux photos qu'il avait. Le bras était perdu. La fenêtre ouverte sur l'obscurité. Dans l'urgence, il défeuilla l'évidence. Manifestation de retours imparfaits. Son poil brunissait au souffle des hivers. Le blanc perdait sa vertu. Par la main qu'un homme pourrait passer entre ses cuisses. &lt;i>Vertigo.&lt;/i> &lt;br />&lt;br />&lt;br />L'escalier à l'étage était sans issue. Et même la porte était fermée. De l'intérieur.  Tournis des moineaux en deserrance. Son histoire, ici au point nommé de rupture avec la nuit. A la fin de la nuit. D'après ses notes, l'espoir revenait au petit matin. Six mois de route immobile. Il s'en fallait de peu pour que la magie tourna de nouveau au combat. Il boucla les ondes. L'énergie du voyage, les liquides insomniaques.&lt;br />&lt;br />&lt;br />Sa cellule était trop petite pour contempler les cieux. Et il manquait des sphères essentielles. Dernier morceau de pain. Sans lui c'était vain. Elle pensa qu'il avait déjà vécu tout ça dans sa vie d'étranger. Le tumulte de la peur et le silence disparu. Pas exactement la peur. L'aspiration sans contrainte des lignes parallèles. La distance au fond du puits. Le frottement absolu avec le vide. Les mots devenaient abstraits, les images si lointaines de leur musique. Depuis, la neige avait recouvert leurs tombes et les larmes ne suffisaient plus. Sauf les doigts ensanglantés, sur les touches désargentées des pianos condamnés. Sifflements continus.&lt;br />&lt;br />&lt;br />&lt;i>I can't give it up.&lt;/i>&lt;br />&lt;br />&lt;br />Lutte des fractions de seconde en millième. Elle arracha quelques morceaux de chairs accolés à la flamme. Les membres survivaient sans se toucher. Tons en mode dorien. Palpitaient souverainement. Intérieurement. Dans leurs solitudes recluses. Elle l'éprouvait ainsi. Les opuscules oubliés révélaient leurs talents. Dans le mouvement de la balade  &lt;i>Mysteries of love&lt;/i>. Elle entendait les choeurs fondre dans l'écho du chant, et le froid brûlait son coeur malade. Aucune issue en vue. Elle était devenue aveugle, très certainement. Il y avait trop de morts autour d'elle. L'esprit-de-vin embaumait son corps. Un luxe à consommer rapidement. Faute de seringue, c'était l'espace de sa prison. Personne ne viendrait la prendre ici. Seule la misère, de l'intérieur, pourrait l'approcher dans la confusion entretenue. Contrecoups. Tonnerre de novembre. Elle en était presque certaine, elle ne pouvait devenir cet autre, mort. &lt;br />&lt;br />&lt;br />Terres des morts.&lt;br />&lt;br />&lt;br />Marcher, lire, lire, courir, voir, se perdre encore, pour voir, pour marcher, pour rien. Marcher. Sortir de cette chambre sans fenêtre. Froid des territoires inconnus. Chocs des disparus. Brûlures  au millième degré. Elle le savait : au pied du lit, aucun reste, ni de ces drogues, ni de cette foi palliative. Dans la rue. Des alligators à lunettes. Non. Ce n'étaient que de rares passants  égarés. Noël aux fenêtres. Rues désertées. Corruptions des temps, mais sortir. Sentir le contact avec le bitume. L'espace devant. Marcher. Courir. Brûler. Encore. Brûler les pieds gelés dans ses chaussures crevées. Courir au-devant de la fiction d'avant.&lt;br />&lt;br />&lt;br />Le premier train. Vers l'Est. Dormir définitivement. Couchettes. Esseulée. Désarmée. Nuit sans termitude. Au clair de lune, un homme en contre-bas. Son regard plongeait dans l'extravagance de sa luminescence. Il en était gêné mais continuait à jouer. Jusqu'au passage à la frontière. Le concert était exceptionnel. Elle dormait et mouillait. De fines perles éphémères. La carte tournait. Le monde s'effaçait dans l'exactitude de ses songes. Dissipation des oracles. Au creux de ses cris il la regardait maintenant. Sa main fouillait l'obstacle de ses prunelles noires. Les arbres défilaient au rythme du train en vain. Tambour dans son corps. Il la frappait durement. Dans la délicatesse de l'entre-deux. Indivisible. À contre-coeur de sa folie. L'ampleur de la désertion ne cédait pas d'un pouce. Nouvelle direction. Vers le nord. Sans un souffle. Mourir - avec les basses qui alourdissent le poids des ans. Sous le regard sans regard de celui qui est déjà parti. Elle saignait encore. Elle pleurait. Elle n'en avait nulle conscience. La peau brûlée cicatrisait dans un certain sens. &lt;br />&lt;br />&lt;br />Dehors, elle écoutait. Bruit des camions sous la pluie. Gris des tumultes compressés de l'intérieur. Elle écoutait regarder son oeil. Celui qui voyait, et le gauche qui vibrait, au bord de l'asphyxie. Bande obscure. Stigmate des marquises en déséquilibre. « Qu'est-ce que tu aimes faire ? ». Evagations. Finir son verre. Descendre là, à la prochaine station. Et monter dans le premier bus. Laisser défiler les paysages déserts. Film inédit, en direct de ses yeux avides. « Ce que j'aime faire ? Ou ce que j'aime qu'on me fasse ? ». Il l'aveuglait de sa torche, elle cillait. Il la tenait fermement contre la porte fermée. Le concert détonnait. Le film continuait. Abus d'autour d'elle. Les prisonniers de l'abbaye. Les fins sans prise. L'un l'autre. L'un sans l'autre. Au-delà de l'emprise. &lt;br />A la fin il baissa la tête. Déroute. Cou brisé, paumes enlevées. Distance. Elle ramassa ses cheveux en boucles lasses. Les mains tombaient. Dans les cultes anciens, les statues du jour étaient sciées la nuit. La pluie dégringola, symétrique.&lt;br />&lt;br />&lt;br />Au second passage. &lt;br />&lt;br />&lt;br />La pièce se trouvait vide. Glissade à la fenêtre. Contrepoints et ouvertures en cacophonie. Les images du théâtre de la volupté continuaient de dilater ses pupilles. Aveuglement. Repartir sur la piste. Sa danse folle amplifiait les ombres de son corps. Déchirement des chaînes solitaires. De l'intérieur la fascination était permanente. L'orage ne créait plus la peur, même dans la fragilité de son corps nu. Espace à habiter, mouvements à sceller. Appeler à nouveau. Elle tentait de capturer les ondes nocturnes. Flux internes, externes. Lents gestes d'incidence. Signaux diffractés. En impression presque instantanée. Elle ressentait enfin la puissance des organes. Retournait à la terre, dans sa prière. Y semait l'enfer. Dans le continuum de ses pieds creusant des sillons d'intranquillité. Maintenant elle embrassait les marées de sa mère au lointain. De splendides voiles refoulaient sur ses yeux.  Fugue en mie quantique.&lt;br />&lt;br />------------&lt;br />&lt;br />&lt;a href="http://www.flickr.com/photos/touarance/sets/72157622956058004/">L'album WXY en suspens (réserver sa place)&lt;/a> &lt;br />&lt;br />Ces images détiennent en leur sein une musique à venir, je le sais ...&lt;br />&lt;br />----------------&lt;br /></description>
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<title>An obscure fate</title>
<link>http://touarance.org/fil_papiers/spip.php?article189</link>
<description>2009-12-01 17:10:00 : </description>
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<title>Comonologic</title>
<link>http://touarance.org/fil_papiers/spip.php?article188</link>
<description>2009-10-19 16:56:00 : </description>
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<title>Lazarus ../</title>
<link>http://touarance.org/fil_papiers/spip.php?article185</link>
<description>2009-10-11 22:31:46 : Virée voltige avec Habett entre sol et sous-sol de la gare Saint-Lazare, Paris&lt;br />&lt;br />Ont été convoqués le Leica, le blanc et les ombres ...&lt;br />&lt;br />Il s'en est suivi un montage image/musique : &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=dYieeTPMSyE" target='_blank'>Comonologic, DJ Habett &lt;/a>&lt;br />&lt;br />et un texte : &lt;a href="http://touarance.org/fil_papiers/spip.php?article182">Chill Out!&lt;/a>&lt;br /></description>
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<title>Ista-I-nan</title>
<link>http://touarance.org/fil_papiers/spip.php?article184</link>
<description>2009-10-11 22:04:04 : </description>
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<title>PrOlingual</title>
<link>http://touarance.org/fil_papiers/spip.php?article183</link>
<description>2009-10-11 21:50:42 : </description>
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<title>Chill out!</title>
<link>http://touarance.org/fil_papiers/spip.php?article182</link>
<description>2009-10-11 22:27:55 : Elle sortit en courant, presque à moitié nue. Remis son corsage en place. Se frotta les yeux. Pleine lune de nuit, seins en contrepoint. La marque de la fêlure dans son regard, seule parure d'automne. Marcher était la meilleure chose à faire en ces temps pourprins. Nulle doute qu'il ne fallait pas rester ici. Les dunes essoufflées réveillaient sa voix opaque. Un appel sans horizon. Le lac était calme pourtant dans l'orage. Certainement que sous ces eaux, les bleus pourfendaient les larmes. Et les nuages assassinaient doucement la nuit sans trancher les cordes. La pluie vibrait en tourment, nul doute qu'elle devait reprendre son mouvement. Et décompter les écrans de souffrance. Reprendre sa part. Verser l'eau du broc. Ne pas accepter de ne pas être entière et jouer toutes ses cartes à la fois. &lt;br />&lt;br />Petite effrontée ! &lt;br />&lt;br />Il écrivait des mots sans syllabe. Des signes arabes sans le voile. Lazarus n'était plus descendu de son immeuble depuis des siècles. Il ne pouvait que deviner la forme des choses. Pourtant, des signaux en décalage lui parvenaient encore. Il récupérait la texture immatérielle et rugueuse des bruits à ravir. Ses feuilles avaient une patine dissolue. Las des oracles, il lui avait appris à jouer. Elle hésitait pourtant dans les rues grises de son passé. Elle le savait bien. La confrontation devenait inévitable. Oxymore de son destin. Sur l'écran de sa rue déserte, une femme stellaire se dénudait à l'intérieur du bazar bleu et clos. La main remontait sur la nuque. Un frisson amer distendait les impressions. Le lac sourd et profond. Elle rata la photo.&lt;br />&lt;br />Loupé fabuleux !&lt;br />&lt;br />Sur la terrasse, elle rêvait à Istan-I-nan, partance pour la désinvolture. Renoncement des fouets de la miniature. Cadeau de la désertion. Les couleurs du soir l'obsédaient, seule recette de son itinéraire. Captation continue en mode jpeg. Les lignes de la Corne d'Or s'enfilaient aussi loin que possible et s'éteignaient sans agonie.  &lt;br />&lt;br />Seule dans sa solitude, elle cherchait dans les oripeaux de l'hôtel quelque réconfort. Le jukebox répétait inlassablement la même mélodie du temps passé. Les hôtes se confondaient eux-mêmes avec les tapisseries de leur histoire. Secrètement contre les portes rebelles. Autant de tensions inutiles de la fabrication sur mesure. Artistes en habits noirs. Finalement, entre les quatre murs de sa chambre, elle s'abandonnait. Casser les périodes et brûler les parfums nostalgiques. Son nouvel appareil faisait de l'effet. Il la prenait dans le noir, tout en gardant en mémoire les traces de son vacillement. Elle l'emmènerai bientôt sur les plages d'Istan-I-nan. Et plus loin.&lt;br />&lt;br />Dérèglement détonnant !&lt;br />&lt;br />Il avait écrit son morceau pendant la messe. A elle de jouer ! Elle poussa le vagabond sur le toit d'un immeuble. Le jeu ne manquait pas d'attrait. Il était élégant et non dépourvu de charme. Il parlait allemand quand le whisky était rompu. Comment se rencontrer maintenant ? Elle qui marchait avec l'énergie de ses photons, la main en position. Bousculade dans la nuit d'oraison. Sa langue se perdit, ses jambes percutaient les ombres de ses peurs. Renversement des liquides sur un tapis kurde au hasard, descente indécente sans recul. Des étoiles, elle s'échappa à nouveau. Effluves pour la danse. Exténuée - il lui remit une clé musicale, elle dévala les escaliers. &lt;br />&lt;br />Luxure !&lt;br />&lt;br />La maison de thé n'était pas un refuge. Ce lieu incarnait tous ceux qui n'avaient pas bougés depuis tout ce temps, exactement comme dans sa mémoire. Tea House au pied de la mosquée, en haut d'une impasse. Une jeune femme un peu vulgaire provoquait la photographe. Son retour sur ces terres passées l'épuisait, des parcours sans destinée. C'était juste un passage, une plage, &lt;i>Chill Out&lt;/i> pour un nouveau théâtre. Le concert était attendu. Lazarus avait programmé une audience.&lt;br />  &lt;br />Elle rentra, pris ses affaires et traversa le Bosphore.&lt;br />&lt;br />Partir sans relire. Les pieds sur la Lune. &lt;i>Last train to Trancentra&lt;/i>l for ever. &lt;a href="http://touarance.org/fil_papiers/spip.php?article185&amp;var_mode=calcul">Le train filait vers l'Est.&lt;/a>&lt;br />&lt;br />&lt;a href="http://touarance.org/fil_papiers/spip.php?article181&amp;var_mode=calcul">Ista-I-Nan et encore ...&lt;/a></description>
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<title>Ista-I-nan</title>
<link>http://touarance.org/fil_papiers/spip.php?article181</link>
<description>2009-10-11 21:46:05 : une chance, Istanbul en septembre ... avec un départ et un retour très difficiles - l'entre-deux, un trésor volé, des images sans rapport avec celles de mon histoire passée, une grande solitude &lt;i>as usual&lt;/i> ... &lt;i>by chance&lt;/i> j'avais de la musique d'entre deux (et j'ai découvert &lt;a href='http://www.myspace.com/babazula' target='_blank'>Baba Zula&lt;/a>)</description>
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<title>Passages</title>
<link>http://touarance.org/fil_papiers/spip.php?article180</link>
<description>2009-10-11 21:30:38 : </description>
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<title>Paysages</title>
<link>http://touarance.org/fil_papiers/spip.php?article179</link>
<description>2009-10-11 21:30:42 : </description>
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<title>Portraits</title>
<link>http://touarance.org/fil_papiers/spip.php?article178</link>
<description>2009-10-11 21:29:15 : </description>
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<title>Please don't pass me by</title>
<link>http://touarance.org/fil_papiers/spip.php?article165</link>
<description>2009-07-14 22:21:10 : Please don't pass me by, I'm blind you can see&lt;br />&lt;br />j'étais de passage à Arles, juillet 2009 - pour Nan et AA, j'aime beaucoup ce qu'ils font !&lt;br />&lt;br />je me suis retrouvée dans la nuit, je n'ai rien vu, sinon leurs images ...</description>
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<title>Sirvent-Ila</title>
<link>http://touarance.org/fil_papiers/spip.php?article164</link>
<description>2009-05-24 18:41:22 : Oui, t'as raison, c'était l'Ecosse, mai 2009. Entre Glasgow et Islay.&lt;br />Des deux dernières, je ne sais pas lesquelles je choisirai pour autoportrait ...</description>
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<title>Exilio D4</title>
<link>http://touarance.org/fil_papiers/spip.php?article163</link>
<description>2009-04-24 23:37:09 : Essai et travaux en bleu et jaune + gris NEUTRE</description>
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<title>Calim fixus 2</title>
<link>http://touarance.org/fil_papiers/spip.php?article162</link>
<description>2009-04-18 23:58:00 : amusement (série 2) avec appareil photo à la main, dans un coin de la Gare d?Austerlitz (avril 2009)</description>
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<title>Exilio</title>
<link>http://touarance.org/fil_papiers/spip.php?article161</link>
<description>2009-04-19 22:46:33 : Bruit des ondes sur la mer proche de chez moi (Seine, Paris). Avril 2009</description>
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<title>Calim fixus</title>
<link>http://touarance.org/fil_papiers/spip.php?article160</link>
<description>2009-04-18 23:41:17 : amusement avec appareil photo à la main, dans un coin de la Gare d'Austerlitz (avril 2009)</description>
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<title>Anadextre</title>
<link>http://touarance.org/fil_papiers/spip.php?article157</link>
<description>2009-03-22 14:00:40 : </description>
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<title>fugalice</title>
<link>http://touarance.org/fil_papiers/spip.php?article155</link>
<description>2009-03-03 22:13:05 : la nuit est arrivée juste à temps ...&lt;br />&lt;br />« J'ai beau vouloir me fuir, je retrouve toujours cette prison de l'être. Je suis comme la biche qui bondit en vain dans l'image. » (1)&lt;br />&lt;br />... et le temps de composer une couleur silencieuse, l'écran lumineux déborde ... et voici qu'aujourd'hui « c'était comme une marée qui montait et se répandait sur le ciel » (2)&lt;br />&lt;br />elle s'étendit brusquement dan les bras de la lumière, le matin restaurait la copie en contrepoint de cette mélodie&lt;br />&lt;br />&lt;br />&lt;br />&lt;br />&lt;br />1. V. Quazvini, cité par Atiq Rahimi dans « Le Retour imaginaire »&lt;br />&lt;br />2. « L'Amant de lady Chatterley », D. H. Lawrence</description>
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<title>Exephere</title>
<link>http://touarance.org/fil_papiers/spip.php?article152</link>
<description>2009-02-27 21:25:00 : </description>
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<title>Retrolingual</title>
<link>http://touarance.org/fil_papiers/spip.php?article151</link>
<description>2009-02-27 21:21:53 : </description>
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<title>Anamné</title>
<link>http://touarance.org/fil_papiers/spip.php?article150</link>
<description>2009-02-27 21:19:18 : </description>
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<title>Localhost</title>
<link>http://touarance.org/fil_papiers/spip.php?article149</link>
<description>2009-02-22 23:23:54 : </description>
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<title>10e jour </title>
<link>http://touarance.org/fil_papiers/spip.php?article148</link>
<description>2009-02-21 17:10:27 : Son oeil avait scruté longuement la façade décrépie. Sa tonalité rose ocre l'avait incitée à s'arrêter ici, dans cet hôtel en bordure de la ville. Le côté palais défraichi sur les franges de l'urbanité, l'avait séduite. Et puis, au bas de la rue, on lui avait indiqué un bon fournisseur en matière de whisky, qui pouvait lui procurer à n'importe quelle heure du jour et de la nuit les meilleurs distillations.&lt;br />&lt;br />La chambre était spacieuse. La lumière de la nuit arrivait jusqu'au chevet. C'était le dixième jour qu'elle errait dans ces espaces verts à l'abandon. A certaines heures, selon certaines humeurs, en franchissant un carrefour,  longeant des murs épais, dévidant des trottoirs cabossés, elle songeait parfois un instant être dans une autre ville, à quelques centaines de kilomètres de là. &lt;br />&lt;br />Elle avait passé la plupart de son temps à marcher et voler quelques images sans grande conviction. Les forces certes étaient puissantes et croissaient avec les jours qui perçaient petit à petit la nuit. Le printemps ne serait plus long à venir. Le coiffeur était bondé de minettes aux reflets dorés. Elle avait fini par retrouver son dentifrice. Il lui manquait le timing pour commencer.&lt;br />&lt;br />Elle fixait son image dans le miroir. Etre quelqu'un d'autre pour un soir. Elle jeta un oeil au mascara sur la tablette, et ce rouge à lèvres qui lui allait si bien quand elle s'abandonnait. Seule dans le noir. Entre les lueurs dehors et celles intérieures. Les mots, silencieux et discrets comme l'alcool, viraient peu à peu à la vanité. Elle s'en voulait de ne pas attraper l'essence des milieux. Il ne suffit pas d'être là et loin de « là-bas » . Les amoureux en contrebas défilaient de toute éternité. Dans son verre un liquide ingrat. Elle commanda autre chose. Un &lt;i>Islay&lt;/i> toujours, mais plus vieux.&lt;br />&lt;br />Elle pensait à cet homme toujours sur les limites. Comment le suivre ? Où trouver les forces pour effleurer les territoires qu'elle avait entraperçus avec lui ? Ce soir, comme ces derniers soirs, toucher les lignes de tensions semblait hors de portée. Miroir escampé et fractures détonantes. Expériences, milliers de dissonances. La rue était vierge et nue à cette heure, et dans le retour de sa chambre, chaque partie de son corps gobait ce qu'il restait d'oxygène. Colorations rares des surfaces, carnation tyrannique. Elle dessina des arabesques divergentes en son corps descendant.&lt;br />&lt;br />Le voyage serait une ivresse sans exil cette nuit-là. Déclinaison de la peur. Elle se jeta sur le miroir de la salle de bain, le regard en furie. Avidité. Avidité. Respirer encore. Partir, oui. Partir, s'éloigner de soi. Boire et se retrouver plus loin. Plus bas. Remonter l'escalier d'en bas, jusqu'à l'étage de son choix. Ecrire et ne penser qu'à la fin du jour. Attendre patiemment la libération de la nuit.&lt;br />&lt;br />Elle accueillit la bouteille avec soulagement, paya l'homme qui fuyait du regard, et commença l'aliénation. Grondements de &lt;i>Slit of Cloud&lt;/i> en papier Japon sonore.  &lt;br />&lt;br />Son disque dur avait planté au début de son séjour. Il lui restait quelques sections photographiques. Elle travailla un moment, sélection de photos entre la Touraine et le Cotentin. 2005. Elle rit de ses autoportraits du début. D'ailleurs elle n'en faisait plus guère. Ce soir ? Avec son rouge à lèvres ? Ses lèvres étaient à l'envers, encore une fois. D'ailleurs, si le groom l'appelait, elle ne répondrait pas. Bleu flou.&lt;br />&lt;br />Où donc est la limite de l'éternité à venir ou celle de l'éternité passée ?&lt;br>&lt;br />C'est maintenant l'heure de la joie, rien ne remplace le vin.&lt;br>&lt;br />Théorie et pratique sont au-dessus de ma portée,&lt;br>&lt;br />Mais le vin dénoue le noeud de toute énigme.&lt;br>&lt;br />Omar Khayyam, &lt;i>Quatrains, Robaï CVII&lt;/i>&lt;br />&lt;br />Des sanglots dans les ténèbres, respirations fortes de l'autre côté de la cloison. Elle saisit son appareil. Ses pieds comme autoportrait. Très vite, son idée l'épuisa. Ambre des ombres du verre en son sein. De dépit, elle alla sonder son portable pour savoir ce qu'il lui restait comme données.  Quelques étonnantes images du Kurdistan qu'elle avait traversé en juin 2008, du côté de Baneh, Marivan, Hamadan. Villages improbables au bord de la frontière avec l'Iraq. D'ailleurs, là-bas les hommes étaient différents. Emotions tout au long de ces images mémoire, de ses routes qu'elle filait en taxi pour l'errance, l'incertain, l'épreuve. Seule la plupart du temps, et quand l'argent manquait, voyage partagé avec des kurdes. Dans la profondeur des répertoires, le fleuve était apparu. Celui de son enfance. Sauvage. Il remontait le temps. Elle l'avait noté dans son mémo, la Loire souffle de souvenance. Dès que le temps le lui permettrait, elle irait marcher au long de ses rives argentées.&lt;br />&lt;br />« Argenté » ? Quel autre mot pour décrire cette attirance objectale, cette brillance cristalline de la Loire ? et ses mille miroirs ? Dans quel lexique chercher pour assouvir son désir d'attraper cette luminance sensuelle au plus près ? Devait-elle s'inventer une nouvelle identité affranchie de cette transparence ? Il y a bien longtemps qu'elle a songé à écrire un dictionnaire de ses mots manqués. Désert et fugue. Dans sa compulsion, elle reprit quelques définitions à partir du CNTRL en ligne.&lt;br />&lt;br />Les formes ne lui convenaient vraiment plus. Inexistence des traductions, illusion des confrontations. Trop de vagues contrapuntiques esseulées. Elle ouvrit un outil wiki pour élaborer et partager son idée d'inventer un vocabulaire parallèle, propre à ses mondes. Reste la question de qui viendrait sur ces territoires ? Question rejetée. Trop de calcul détruisait en elle toute solution. Au final, c'était évident, elle resterait toujours seule. N'a-t-on sur cette terre qu'un territoire indivisible ? Les risques n'avaient alors aucune valeur. Seul le caprice de cette aventure lui permettrait d'approfondir les temps de l'ivresse et la part maudite du territoire de l'enfance, partie du monde et de soi à jamais perdue.&lt;br /> &lt;br />Rien ne resterait. La futilité de ses propres histoires la rendait sourde. Les photos récentes étaient ridicules. Au-delà, elles étaient un manifeste à creuser. Venir épier les chaises en fer des Tuileries, leurs verts décatis, restait une impasse certes excentrique. Diffracter les géométries dans un bris de concordance avec les grilles abstraites de ses manques à la lueur des puissances inattendues.  Il était temps de disparaître. &lt;br />&lt;br />&lt;br />A peine les premiers rayons du matin filtrèrent sur le balcon, qu'elle referma la porte de sa chambre et quitta l'hôtel. Elle alla saluer l'emplacement de « son » arbre tricentenaire, celui qu'on avait abattu sur le Champs de Mars cet été. Les herbes crissaient comme un bâillement après un hiver trop rude. Plaisir des mélopées et fuyance des beautés.&lt;br />&lt;br />Le printemps l'enjoignit de prendre le chemin de pierres le long de l'autoroute, de traverser le pont et de monter vers le bois. Un hangar abandonné se cachait à l'orée du petit jour. Elle y pénétra. Un long couloir menait à un puits de lumière. Ici le sol était creusé de myriades de carrés. Une forme évoluait au milieu de ce théâtre privé. Elle échangea des parties d'elle-même avec cette ombre terrienne sans parole, dans la violence de la saison, dans l'absence du regard. Ses yeux noirs devinrent plus noirs. La poussière grise, sa marche ocre, ses pieds cerisés.&lt;br />&lt;br />&lt;br />&lt;br />Les liens pour ce soir :&lt;br />&lt;br />&lt;br />&lt;a href="http://touarance.org/fil_papiers/spip.php?rubrique20&amp;var_mode=calcul">Anamné&lt;/a>&lt;br />&lt;br />&lt;a href="http://touarance.org/fil_papiers/spip.php?rubrique21&amp;var_mode=calcul">Retrolingual&lt;/a>&lt;br />&lt;br />&lt;a href="http://touarance.org/fil_papiers/spip.php?rubrique19&amp;var_mode=calcul">Exephere&lt;/a>&lt;br />&lt;br />&lt;br />&lt;br /></description>
</item>

<item>
<title>Kurdistal</title>
<link>http://touarance.org/fil_papiers/spip.php?article147</link>
<description>2009-02-20 16:31:12 : </description>
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<item>
<title>Loiral</title>
<link>http://touarance.org/fil_papiers/spip.php?article146</link>
<description>2009-02-08 15:44:05 : </description>
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<item>
<title>Regards, journal 05</title>
<link>http://touarance.org/fil_papiers/spip.php?article145</link>
<description>2009-02-20 16:27:57 : « Regard de l'autre, alors regard de soi sur soi, &lt;br>&lt;br />et puis tous ces miroirs ...&lt;br />&lt;br />Regard de l'étranger, alors regard sur soi-même pour lui montrer ce qu'il attend, &lt;br> mais les regards se croisent &lt;br>et ne se rencontrent pas souvent. (...)&lt;br>&lt;br />Etre quelqu'un d'autre, ne serait-ce qu'un soir ...&lt;br>&lt;br />-Oui, boire dans un grand hôtel de luxe par exemple.&lt;br>&lt;br />-C'est ça, boire incognito.&lt;br>&lt;br />-En fait, j'aimerais me rencontrer ...&lt;br>&lt;br />-Bois face à un miroir ... »&lt;br />&lt;br />Benjamin Joinau, &lt;i>Le Magasin aux cent fleurs de Corée&lt;/i>&lt;br />&lt;br /></description>
</item>

<item>
<title>Cotentin, journal 05</title>
<link>http://touarance.org/fil_papiers/spip.php?article144</link>
<description>2009-02-20 16:28:03 : « Je ne me suis pas perdu, non, pendant tout ce temps-là. Tout le chemin parcouru depuis que je suis arrivée en Corée, tous ces chemins qui ne menaient nulle part, le guide bien sûr n'en parle pas vraiment. »&lt;br />&lt;br />&lt;br /></description>
</item>

<item>
<title>Touraine, journal 05</title>
<link>http://touarance.org/fil_papiers/spip.php?article143</link>
<description>2009-02-20 16:27:58 : « L'attente, toujours l'attente, sans cela pas de voyage, n'est-ce pas ? »&lt;br />&lt;br />&lt;br /></description>
</item>

<item>
<title>InQuant</title>
<link>http://touarance.org/fil_papiers/spip.php?article142</link>
<description>2009-02-20 16:28:22 : Au moment où le soleil sombrera derrière la cage d'oppression à la limite de l'oubli, selon la variance de son délire, on percevra la fragilité des ombres de ce vagabond avec sa tunique rose safrané ainsi que ses yeux obscurs à la jonction des dialectes. Si d'aventure le long message survole brutalement ces contrées hasardeuses, - donc se présente naïvement par l'orée nord de la piste défaillante avec ses sphères enchevêtrées - la figure albâtre de la femme disparaîtra un long moment derrière des résonances inconnues comme des multiplications en radiation.&lt;br />&lt;br />Par tempête de khamsin, ses mains tristes brasseront ses cheveux de jais. Alors on aura l'audace de deviner la magnificence de sa chair, obscur parangon masqué d'alabandine et, au croisement on surprendra subrepticement le spectre de sa fulgurance dans le trouble de son ego.&lt;br />&lt;br />Cette contexture dissymétrique répond à la Loire de l'intranquillité qui veut que, lorsque les désirs se percutent dans leur forme minérale, tous les autres éléments géométriquement et cruellement identiques le fassent aussi et de manière extraordinaire.&lt;br />&lt;br />Iscia, exercice d'écriture à partir de &lt;i>La Nuit transfigurée&lt;/i> de Rezvani</description>
</item>

<item>
<title>LoirevZ</title>
<link>http://touarance.org/fil_papiers/spip.php?article141</link>
<description>2009-02-20 16:28:25 : Au moment où le héron disparaît dans l'élément liquide, selon les marques de l'insouciance, les faisceaux gris de cette Loire n'indiqueront à cet endroit aucune profondeur, et toujours la Loire apparaîtra grandiose. Si le chagrin aux limites de l'ennui commande d'éviter les habitations, alors le regard peut dériver en suivant les lignes d'ombre et descendre de l'autre côté du pont où les lueurs ligériennes créent des ondes hexagonales argentées. C'est finalement l'astre du matin qui détermine le regard. Face à cette blessure écarlate, j'abandonne ici toute idée de retenir une pièce d'eau, légère et ambrée.  &lt;br />&lt;br />Par vent de galerne, une encre vert et bleu plonge la colline de Sancerre dans un cadre de miniature médiévale. Alors on aura la chance de pouvoir survoler au loin l'immensité du domaine forestier de cet ancien comté, et par matin frais on surprendra les volutes de brumaille et les structures enchevêtrées de l'armature du pont décentreront les losanges de la tranquillité de cet à-côté.  &lt;br />&lt;br />Cette addition de facettes imaginales répond à l'illogisme de mon ego qui veut que lorsque de cette alchimie des berges de Loire émergent des formes primitives et inverses, alors toutes les autres expressions fabuleusement et secrètement soient modifiées et de manière licencieuse.&lt;br />&lt;br />&lt;br />Iscia, à partir de Rezvani, &lt;i>La nuit transfigurée&lt;/i></description>
</item>

<item>
<title>TransiZvani</title>
<link>http://touarance.org/fil_papiers/spip.php?article140</link>
<description>2009-02-20 16:28:24 : Au moment où l'avion de ligne sera sur le point de se poser à la limite du delta, selon l'angle par lequel il abordera la piste on pourra apercevoir Isola Piccola avec sa construction en marbre blanc ainsi que la jetée semi-circulaire. Si le long courrier survole la ville ? donc se présente face à la piste par l'angle nord-ouest -, Isola Piccola apparaitra un court moment au loin, à droite, avec ses hexagones superposés, comme la reproduction agrandie d'une série de cristaux en prolifération.&lt;br />&lt;br />Par vent de borée, l'avion se posera dans le sens sud-nord. Alors on aura la chance de survoler brièvement à très basse altitude l'île entourée d'un anneau d'algues verdâtres et, en un éclair, on surprendra en vue plongeante les prismes enchevêtrés de la construction, décentrée par rapport à la géométrie semi-circulaire de la jetée de marbre.&lt;br />&lt;br />Cette addition de facettes répond à la loi de symétrie qui veut que, lorsque dans sa forme primitive un élément géométrique se trouve modifié, tous les autres éléments géométriquement et physiquement identiques le soient aussi et de la même manière.&lt;br />&lt;br />Rezvani, &lt;i>La nuit transfigurée&lt;/i> (Première page)</description>
</item>

<item>
<title>Solodistan [story 3]</title>
<link>http://touarance.org/fil_papiers/spip.php?article154</link>
<description>2008-11-06 13:59:00 : &lt;diapo154|diapo></description>
</item>

<item>
<title>Solodistan [story 2]</title>
<link>http://touarance.org/fil_papiers/spip.php?article153</link>
<description>2008-11-06 09:11:00 : &lt;diapo153|diapo></description>
</item>

<item>
<title>(é)froilac</title>
<link>http://touarance.org/fil_papiers/spip.php?article139</link>
<description>2008-12-15 21:29:22 : Dans mes « voyages », je suis prise par quelque chose de plus profond, un vertige qui happe tout mon corps redevenu enfant, fragile, fasciné. &lt;br />&lt;br />Je suis sur le point de partir. Le lac que je suis frissonne. Cette eau sourde et noire tout au fond de moi qui rejaillit des temps lointains, inonde les possibles, baigne l'absurde, je regarde à la surface de l'eau. Cet appel existentiel de l'inconnu, me remplit et me précipite ici et maintenant, incontournable désir (pourquoi être exclusive ce soir ?). &lt;br />&lt;br />J'en reviens à cet épisode du commencement, il y a donc trois ans. Au moment même de choisir la photographie, j'ai décidé de trancher, de m'engager, de ne plus attendre, de ne plus souffrir. De faire des choix et d'aller jusqu'au bout. Ce soir je me souviens du &lt;i>risqué&lt;/i>. Je sais qu'au coeur de mes projets, il y a ? il y a eu et il y aura - de la peine, encore des déceptions, des angoisses mais aussi beaucoup d'intensités et de plaisirs.&lt;br />&lt;br />La force de cette peur dans l'instant prend source dans le doute originel, ombre contrebalancée par l'évidence de ce que l'on a décidé un instant avant. Se lancer, être prête à tout perdre, tout donner, savoir que quoiqu'il se passe il est préférable de lâcher prise, aucun contrôle ne sera plus efficace, partir et oublier une partie de son histoire. Sans jamais la perdre de vue. &lt;i>Partir&lt;/i> est le mot absolu de ce soir.&lt;br />&lt;br />&lt;br />Il y a ce site Touarance qui m'importe aujourd'hui et demain. C'est un support de réflexion, un espace de travail où je m'y sens bien. Loin de tout site éditorial où tout serait ordonné, maîtrisé dans les contenus et le temps. Je place la lenteur et l'aléatoire au centre de mon ouvrage. Une grande partie de ma vie tourne autour de cela d'ailleurs. Entre la douceur et la défaillance, l'abîme et la brillance. Se perdre encore une fois entre l'infini et l'anonyme et dans la rage et le paroxysme. Et l'urgence...&lt;br />&lt;br />Partir ? Se positionner, choisir la bonne carte. Exister. Oser son image.&lt;br />&lt;br />J'ai tout un travail d'indexation. De référencement, de communication (merci pour votre aide, vos idées, etc.). Il me reste encore à ancrer ces quelques pages autour des « univers » proches, pour donner une autre dimension à ce bout d'expérience. J'aurais besoin encore d'un peu de temps ? c'est pressé - pour trouver quelques villages insolites, quelques ports accueillants. Marcher, ne pas attendre d'être prête, ni d'être parfaite, oublier la situation mondiale complètement imprévisible et viser le chaos, couper la radio ? espérer l'inespéré enfin. Ajuster encore les mots, les images, affiner toujours plus l'écoute et garder patience. Être impatiente d'accorder une danse, (...) encore quelque temps. &lt;br />&lt;br />&lt;br />&lt;br />Aller jusqu'au bout de l'invention et de la fiction ... tant qu'il reste ces issues là pour incurver le mouvement de nos rêves, ...&lt;br />&lt;br />&lt;a href="http://touarance.org/fil_papiers/spip.php?article127#forum27">En réponse à un papier sur Dépolatoire&lt;/a> </description>
</item>

<item>
<title>AmbuTheme</title>
<link>http://touarance.org/fil_papiers/spip.php?article138</link>
<description>2008-12-20 13:58:17 : </description>
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<item>
<title>Voyaahl compooh</title>
<link>http://touarance.org/fil_papiers/spip.php?article137</link>
<description>2008-11-16 17:25:30 : </description>
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<title>Peurs, courbes émois</title>
<link>http://touarance.org/fil_papiers/spip.php?article136</link>
<description>2008-11-16 14:23:52 : « Signes, symboles, élans, chutes, départs, rapports, discordances, tout y est pour rebondir, pour chercher, pour plus loin, pour autre chose.&lt;br>&lt;br />Entre eux, sans s'y fixer, l'auteur poussa sa vie.&lt;br>&lt;br />Tu pourrais essayer, peut-être, toi aussi ? » (1)&lt;br />&lt;br />&lt;br />&lt;br />&lt;i>{Toi - Errance ... Touarance ....&lt;/i>}&lt;br />&lt;br />C'est un réseau incurvé amené à s'étendre sans cesse vers d'autres territoires, les vôtres par ces espaces d'écritures que je vous laisse sur le wiki Voyaahl ... et par ces autres trajectoires - autres liens à visiter à partir de ces mots-clés  imprévus ...&lt;br />&lt;br />C'est une invitation, un billet pour un voyage ... Ce n'est pas un cadeau ClubMed. Ici, le clic est facile comme prendre un billet. Mais, c'est à la limite du territoire que tout se brouille. A l'aéroport le jour J, les sentiments soudain s'obscurcissent. La peur, l'illusoire, le doute t'envahissent. Seulement il n'y a plus d'autres choix que de prendre l'avion, même si on n'est plus sûr que ce soit vraiment ce qu'on voulait ...&lt;br />&lt;br />Alors je commence une histoire pour échapper, pour pourvoir crier plus fort et pleurer en silence ... Une histoire où le héros est un vagabond qui marche vers l'avant sans oublier ...&lt;br />&lt;br />Cette histoire n'est pas une fuite.  J'ai trop dit « je ne sais pas », « j'ai peur », aujourd'hui je ne peux / veux plus reculer ... et je me lance, (...). Les hésitations, le manque d'imagination, les pas en arrière sont encore trop nombreux ... Alors aujourd'hui, je prends de la distance, j'invente des histoires comme d'autres inventent de la musique, délirent en mathématiques, chantent, prient, voyagent sans but, bourlinguent aux cinq coins de la terre  ...&lt;br />&lt;br />&lt;br />&lt;i>{Commencer une histoire&lt;/i>}&lt;br />&lt;br />Une histoire, comme cette expérience touarance.org renouvelée à chaque connexion du tableau aléatoire, qui se prolongerait par une page d'écriture à composer, une figure inédite que l'on créerait, qui permettrait d'échapper un moment à l'éphémère et de garder traces de ce vécu imaginal... illusion d'immortalité, me direz vous... une page que je vous propose aujourd'hui avec &lt;a href="http://touarance.org/fil_papiers/spip.php?article137">ParallélONS&lt;/a> ...&lt;br />&lt;br />Aujourd'hui j'ai peur de cette aventure, certes totalement imaginaire et ... vaine, voire impossible comme une rencontre romanesque, (pas) loin de l'utopie et de l'absurdité [...]. Aurais-je l'énergie de poursuivre ? Aurais-je le talent de pouvoir susciter l'envie, le désir que « vous » continuiez cette aventure (en partie) avec moi ...&lt;br />&lt;br />&lt;br />Je dédie ce site à tous ceux qui ont cette même peur, celle d'aller plus loin quand on a déjà fait un sacré bout de chemin, la peur d'inventer, d'aller rejoindre l'inconnu et de s'éprendre à nouveau ...&lt;br />&lt;br />&lt;br />&lt;br />«  Quand la Peur, au ruissellement mercuriel, envahit la pauvre personnalité d'un homme qui devient aussitôt comme un vieux sac,&lt;br>&lt;br />Ecartant tout quand elle entre, en Souveraine, s'assied et se débraille sur les sièges culbutés de toutes les vertus, &lt;br>&lt;br />Décongestif unique du bonheur, quand la Peur,&lt;br>&lt;br />Quand la Peur, langouste atroce, agrippe la moelle épinière avec ses gants de métal ...&lt;br>&lt;br />Oh, vie continuellement infecte !&lt;br>&lt;br />Le désespoir et la fatigue s'unissent. Et le soleil se dirige d'un autre côté. » (2)&lt;br />&lt;br />&lt;br />(1) Henri Michaux, &lt;i>Postface&lt;/i>, « Plume »&lt;br />&lt;br />(2) Henri Michaux, &lt;i>Mouvements de l'être intérieur&lt;/i>, « Plume »&lt;br />&lt;br />&lt;br /></description>
</item>

<item>
<title>Krush&amp;Marsilia</title>
<link>http://touarance.org/fil_papiers/spip.php?article135</link>
<description>2008-11-29 16:50:23 : Concert à Marseille de DJ Krush, novembre 2008 (veille du lancement Touarance v2)</description>
</item>

<item>
<title>AmbuDual</title>
<link>http://touarance.org/fil_papiers/spip.php?article134</link>
<description>2008-11-29 16:49:43 : &lt;diapo134|diapo>&lt;br />&lt;br />&lt;a href="http://touarance.org/fil_papiers/spip.php?article138">AmbuTheme&lt;/a> &lt;a href="http://touarance.org/fil_papiers/spip.php?article125">et Croirements, montages photo-musique , Iscia/Habett&lt;/a></description>
</item>

<item>
<title>Eskal, Kurdistan iranien, 2008</title>
<link>http://touarance.org/fil_papiers/spip.php?article133</link>
<description>2008-11-06 14:28:38 : </description>
</item>

<item>
<title>Folorient</title>
<link>http://touarance.org/fil_papiers/spip.php?article132</link>
<description>2008-11-05 23:22:23 : &lt;diapo132|diapo>&lt;br />&lt;br />&lt;a href="http://touarance.org/fil_papiers/spip.php?article124">en lien : Transit&lt;/a></description>
</item>

<item>
<title>Déraciles</title>
<link>http://touarance.org/fil_papiers/spip.php?article131</link>
<description>2008-11-05 23:06:05 : &lt;diapo131|diapo></description>
</item>

<item>
<title>ParallèlONS</title>
<link>http://touarance.org/fil_papiers/spip.php?article130</link>
<description>2008-11-03 22:03:19 : à partir de &lt;i>{Parallèles ? Iscia, juillet - septembre 2008&lt;/i>}&lt;br />&lt;br />... dessiner des parallèles qui prouveraient l'impossibilité de la rencontre, ici en vingt photographies et une nouvelle ...  un ParallèlONS qui laisserait croire que les traces de votre passage sont la possibilité du croisement ...  avec des mots en revanche toujours possibles, ici ? quelque part ...&lt;br />&lt;br />Parallèles fait partie de ma réflexion actuelle sur &lt;a href="http://touarance.org/fil_papiers/spip.php?article137">Voyaahl.&lt;/a>&lt;br />&lt;br />ParallèlONS est une invitation à venir modifier ou à réécrire l'histoire de départ proposée par Iscia, parce que le destin n'est pas toujours celui auquel on croit. C'est une expérience inédite ici sur Touarance, sans filet et en direct via un wiki, avec cependant une ligne éditoriale qui risque d'évoluer.&lt;br />&lt;br />&lt;br />&lt;i>{Ligne éditoriale&lt;/i>}&lt;br />&lt;br />Le wiki Parallèles est une plateforme d'écriture collective autour des vingt photographies et de la  &lt;a href="http://touarance.org/fil_papiers/spip.php?article122">nouvelle&lt;/a> écrite par iscia sur Touarance.org. &lt;br />&lt;br />Le but de cette expérience est que chacun, et ensemble, puisse inscrire des mots, laisser des traces de son passage sur Touarance.&lt;br />&lt;br />&lt;br />&lt;i>{Gestion des versions&lt;/i>}&lt;br />&lt;br />L'auteur et éditeur Iscia/Touarance se réserve le droit de sauvegarder des versions de ParallèlONS au cours du temps. Ces versions constitueront une oeuvre collective qui seront diffusées sur Touarance. Il sera possible d'identifier les auteurs dans la partie &lt;i>Historique&lt;/i> du logiciel wiki . Pour les personnes qui souhaitent réécrire entièrement l'histoire et proposer leur propre version à partir des vingt photos, un fichier peut être envoyé. L'auteur devra le renvoyer en pièce jointe à [iscia@touarance.org->mailto:iscia@touarance.org]. L'auteur devra mentionner sous quelle licence il veut voir diffuser sa copie. L'auteur et éditeur Iscia/Touarance se réserve le droit de modérer les propositions et/ou de refuser des textes qui lui seront envoyés.&lt;br />&lt;br />&lt;br />&lt;i>{Mentions légales&lt;/i>}&lt;br />&lt;br />La nouvelle écrite par iscia sur Touarance.org (http://touarance.org) est sous licence Creative Commons (paternité, non commercial, modification possible). Les différentes sauvegardes qui seront faites à partir du texte collectif et qui seront diffusées au cours du temps sur Touarance.org sont sous la même licence Creative Commons. L'éditeur principal reste Touarance.org. &lt;br />&lt;br />Ceci est l'exposé rapide des principes d'écriture collective et n'a pas valeur de contrat, tout peut être négocié.&lt;br />&lt;br />Vous cherchez d'où vient la musique : The Notwist, &lt;i>10-0-4&lt;/i>, &lt;a href="http://www.notwist.com/">http://www.notwist.com/&lt;/a>&lt;br />&lt;br />Wiki &lt;a href="http://touarance.org/fil_papiers/spip.php?article137">Voyaahl compooh&lt;/a>&lt;br />&lt;br />Retour à &lt;a href="http://touarance.org/fil_papiers/spip.php?article122">Parrallèles&lt;/a>&lt;br />&lt;br />&lt;br /></description>
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<title>Lost in trans-station</title>
<link>http://touarance.org/fil_papiers/spip.php?article129</link>
<description>2008-11-03 21:43:32 : Il fait encore jour et pourtant c'est l'automne. Le jour va décliner, c'est imminent. Ce n'est pas une menace, c'est une perte attendue. Le déclin de la lumière, le désir d'aller chercher l'obscurité rayonnante. La fin du Ramadan aujourd'hui inaugure cette abstinence contrainte. Le mois de jeûne n'a pas suffi. J'ai perdu définitivement les traces de cet homme des dunes au regard de vent. Difficile d'écouter maintenant Nina Simone &lt;i>Wild is the wind&lt;/i>. Le morceau suivant, celui de Portshead, &lt;i>CrossRoad&lt;/i>, me chavire un instant. Impressions de fuite et d'amour. Instants qui durent et se répètent. Je me demande dans quelle contrée a-t-il disparu à cette heure. Les chants soufis soudainement usent des élans de mélancolie. Je me retiens, je soupire, je reprends mon souffle. Traversée de l'appartement. Personne comme d'habitude. Je regarde droit devant, j'imagine son monde, ses mondes. Intenses. Entre l'ellipse et la tangente. La fuite et l'abandon. Je me souviens de son regard sombre. De ses paysages, sa musique et de son odeur musquée. Je l'ai sans doute perdu dans l'été. Il s'est sans doute perdu dans son image de liberté. Il s'est à nouveau construit une prison pour se protéger. Elle est aussi la mienne. Entre les barreaux du double et de l'incertain. De la multiplicité et de la sincérité.&lt;br />&lt;br />La bouteille scintille dans les lumières de l'arrière-saison. Une histoire encore comme une fin, je le savais et l'ignorais. Couleur grenat de mon appétence. Je me resserre un verre gris. 19h19. &lt;br />&lt;br />Angoisse des jours qui vacillent dans l'absence. Nulle solution au manque.  Aller le rejoindre ? Retrouver ses traces dans les bâtiments de l'angoisse? Je commencerais par Damas, puis Istanbul, puis Le Caire. Je marcherais vers les quartiers déserts le jour et feutrés la nuit. Je marcherais et le croiserais comme la première fois. Je provoquerais le hasard pour plier le destin. &lt;br />&lt;br />Je sors dans la nuit qui s'est posée sur la fenêtre. Je marche derrière, vers la lumière artificielle, celle qui anticipe mon désir. Celle des feux au carrefour de chez moi. Je traverse, je passe de l'autre côté de la rue. Je suis, puis dépasse un jeune black satellisé par les ondes de son mp3. Je marche et les images défilent. Mes pas organisent la cadence, le verbe se construit peu à peu. Au bout du trottoir côté avant Seine, j'échange le bleu contre des agates à peine ambrées. La périphérie est silencieuse. J'ai perdu les points de mon ordonnancement. A cet instant cette idée obsédante d'écrire me semble totalement vaine. Des voix opales qui tourneraient comme des sirènes blessées. Je me raccroche aux wagons romanesques de la nuit. D'autres s'en chargeront, me dis-je, je ne suis pas écrivain, juste marchande de silences. Juste guerrière. Et un peu sauvage. Et si je devenais magicienne, j'inventerais de nouveaux mots. Je marche et je m'abandonne, je marche et personne ne me voit, je suis invisible car je ne parle pas, je poursuis une tragédie inconnue comme un souvenir dans mes errances. Je scrute, j'observe autour. Seule témoin de mon &lt;i>erranchantement&lt;/i>. Il me tarde d'entrer dans la contemplation.&lt;br /> &lt;br />Je pousse la porte du troquet. Petit signe amical à Marianne derrière le bar. Depuis une éternité ...  On s'est reconnu. Je commande une bouteille de PBG. « Parcelle en Bas à Gauche » ou quelque chose comme cela. Peu d'importance, c'est une autre histoire. Elle me demande des nouvelles. Je serai la dernière à en avoir et elle le sait. Haussement d'épaules. Dédicace anonyme.&lt;br />&lt;br />Mon salut tient à mon inertie, ankylosée dans mes souvenirs, au fond de la salle dans la quasi-obscurité de ce vendredi, et ce jusqu'à la dernière tournée. La musique aux influences trip hop envahit le tumulte de mon cerveau ? et la volupté des vins naturels bouscule la beauté des impressions archaïques. Je tangue sur les points de croisement des ritournelles de mon désir. Je raccourcis les mots et souris. Il me prend de me moquer des voisins interloqués à la table voisine. Je m'assieds plus haut sur le bar en suspens entre les miroirs et l'entassement des verres. Je me tiens à distance. Certains remarquent le silence que j'ai choisi. Plus la peine de prendre note. &lt;br />&lt;br />Marianne ferme les rideaux de fer. Elle me tend un jeu de cartes et me demande d'en tirer une. J'accepte dubitative, m'abandonne à son jeu. Elle sait que je suis loin dans la nuit. Tenter sa chance une dernière fois, c'est ce que je lui avais proposais l'autre jour, sur le point de départ. Il avait souri et fui. Difficile d'encourager un homme qui a peur. Marianne coupe le jeu.  Ma main hésite entre le millier. J'observe mon profil dans le miroir.  J'en tire une après maint aller-retour autour de la planisphère défragmentée. La carte annonce « Be dirty ». Interrogation. Suspens. Je suis brûlée, mes yeux n'arrivent plus à ajuster. Suis-je passée de l'autre côté ? Aveuglement. Confusion. Désordre. Désorientée, je lis une autre carte, tirée rapidement sur le tas : « &lt;i>Give the game away&lt;/i> ». Je tremble entre deux échos, deux infinis -  &lt;i>Lost in trans-station&lt;/i>. Vertige. Rentrer chez moi n'est plus possible. Accepter l'invitation de Marianne est risqué. Envie terrible de marcher encore, seule et libre. Station to station. Je sors, prends la première à droite, file dans une autre profondeur, sous les tilleuls au feuillage fluorescent et les étoiles diaphanes. La lumière de la place au fond du passage me percute, une couleur étrange, émeraude. Désir d'absence. Désir du monde.&lt;br />&lt;br />Les images viennent une par une et/ou se croisent sur le tableau noir. &lt;br />Fleuve Loire, dasht de solitude, cadences fragiles. &lt;i>Croirements&lt;/i> des regards illusoires, plaines des courroux, éclats insensés. Des axes indécents entre les lignes blanches des poudres baroques et les trous noirs des particules. Si on regarde bien les vignettes, le joueur fait malignement apparaître et disparaître les cartes en transparence et dévier les pas de la jeune fille qui navigue en rouge. Lorsque ses cils oscillent sur la page bleue, il n'est pas rare de voir des secondes aléatoires s'installer entre chacune des passades grenadines et passer entre les fentes des territoires opaques. Le mouvement du voile encore intact accentue l'évanescence des photos du nu qui pose juste en dessous du geste, captif d'un autre histoire, celle du maître. Au final, ces griffures en désordre sont autant de brouillons  inachevés qui se croisent en mille points d'égarement. &lt;br />&lt;br />Des profondeurs nocturnes remonte un personnage insoupçonné, un dénommé John. Ses s?urs ne l'écoutent pas. Il craque quelques accords sur la platine pour défaire l'harmonie et le repos. Le silence n'est désormais plus possible. Elles rient dans la projection de leur rêve, égales aux tragédies du voyageur et du transit. Mister Deckard observe John attentivement à travers le mécanisme cognitif. Une réplique à l'octave aiguë oblige le patient à disparaître à nouveau. Heureusement on finit par le rattraper à travers les ruelles étroites qui transportent les valeurs parallèles. Aux marges des contrées orientales. &lt;br />&lt;br />&lt;br />Le voyageur perdu subitement en arrêt scrute la carte du Tendre. Des algorithmes non validés filent sur les quatre rives expérimentales. Plusieurs fois, le personnage a échoué sur les bords de la dépression centrale, entre les montagnes du Zagros et le désert de sel. Mais, après trois années et tant de kilomètres, des territoires inconnus sourd la même musique, celle de l?oud, une esquille qui vient insinuer un fragment d?atemporalité. Dérèglement soudain de la focale sur des géométries stationnaires. Finalement ce concert impromptu instaure une distance qui le satisfait, entre les différents plans autonomes de ce paysage au ralenti.&lt;br />&lt;br />Il fait froid dans le noir. Le bruit des voitures me réveille. Flash back. À cet instant je vois le maître photographe officier dans l'espace sacré des maisons closes. Sa face est lunaire. Il tient dans son champ des icônes aux limites de la violence, de l'abandon et de la générosité. A cet instant, mes yeux caressent un homme vagabond qui résiste aux gardiens de sa prison. Sur son visage passe une ombre, je ne peux m'empêcher de l'attraper. A cet instant, je me souviens des chênes déracinés et des mûres sauvages dans le contrebas de la cave. Je suis captive de ces fruits au parfum suaves et me sens libre. Éternité du temps  recréé ici, dans l'illusion de l'amour, dans la fiction des corps. &lt;br />&lt;br />Sifflet strident. Le chef de gare m'invite à monter dans le train, j'accepte cette consolation. Je me suis perdue. La topographie n'est pas une ?uvre pure, elle n'est qu'un accident de l'histoire, je l?écris comme un conte désordonné, un sempiternel détour des sens. &lt;br />&lt;br />Des mille photos sont nées en bout de route ces quatre dernières. Solitude, suspens, silence, trois « S » entre stations et égarements. Quatre photos « qui me ressemblent », avait-il dit, surpris. Dans chacune de ces facettes de la nuit et du matin, un pari à peine formulé, et surtout un engagement certain quelque part tout proche de cette faille de lumière.&lt;br />&lt;br />Sur l?écran inédit, voilà maintenant des strates du passé qui se confrontent à l?éphémère et à l?abondance. Je suis perdue, je me suis perdue et mes tendres. « Lost in trans-station ». &lt;br />&lt;br />&lt;br />&lt;br />&lt;a href="http://www.touarance.org/fil_papiers/spip.php?article122">Parallèles&lt;/a>&lt;br />&lt;br /></description>
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<title>Mentions légales</title>
<link>http://touarance.org/fil_papiers/spip.php?article128</link>
<description>2008-11-03 21:17:18 : &lt;br />&lt;a href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/2.0/fr/">&lt;img479|left>&lt;/a>&lt;br />&lt;br />&lt;br />&lt;br />&lt;br />&lt;br />éditeur : Touarance / Iscia, [iscia@touarance.org->mailto:iscia@touarance.org]&lt;br />&lt;br />développement et design : Stéphane Roux aka Habett, &lt;br />&lt;a href="http://habett.org">http://habett.org&lt;/a>&lt;br />&lt;br />&lt;br />tous les textes et images sont sous licence Creative Commons&lt;br />&lt;br />&lt;br />&lt;br />&lt;br />&lt;br />vous avez envie d'offrir un tirage papier de qualité ? contactez-moi !&lt;br />&lt;br />[iscia@touarance.org->mailto:iscia@touarance.org]&lt;br />&lt;br />&lt;br /></description>
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<title>Dépolatoire</title>
<link>http://touarance.org/fil_papiers/spip.php?article127</link>
<description>2008-11-07 13:41:05 : Espace libre ... pour laisser un mot à boire ... un mot à séduire ... pour m'éditer ... prolonger le voyage ... avec  vos encouragements, merci...&lt;br />&lt;br />iscia@touarance.org</description>
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<title>Voyaahl - Confluence ...</title>
<link>http://touarance.org/fil_papiers/spip.php?article126</link>
<description>2008-11-03 21:32:14 : Ce soir dans le métro, elle m'a énervée, elle m'a fait de la peine. En même temps,  elle me permet de me situer à cet instant même dans ce texte - et par rapport à moi-même. Evidemment je ne suis pas sur le même registre que cette jeune femme qui criait ? elle parlait fort et futilement de son week-end de chasse à courre avec sa mère toute aussi insupportable. A l'opposé, j'écris ce soir un texte difficile à appréhender, à écouter car rempli de silence, de contorsions et d'errance.  &lt;br />&lt;br />Aujourd'hui, j'ai bien envie dire, mais pas de le crier sur les toits, que je me sens vivre parce que je me sens photographe. C'est une évidence pour moi. Je sens, je ressens, je regarde, je prends quelque fois ? pas toujours. Pas toujours pour le meilleur et quelque fois par erreur. Quelques fois, je crois une beauté et c'est une impasse. Je ne regrette jamais les aventures. Et, aujourd'hui je suis fière de présenter ce site Touarance.&lt;br />&lt;br />&lt;br />Heureux le passant - passageur - arrivé jusque là. Certes il n'est pas facile d'aborder ce site complexe au premier abord, mais il est tellement simple en soi. Je vous invite à vous laisser porter par les mots épars et les images aléatoires. Ne jamais vouloir maîtriser les flux, ni contrôler les paradoxes, encore moins vouloir dissoudre les incertitudes latentes. Tout est là, dans leur sincérité et leur multiplicité. &lt;br />&lt;br />&lt;br />Voilà, cette mouture automnale célèbre les trois ans du site Touarance, un site de travail, de publication, de partage et d'échanges. &lt;br />A cette occasion, je n'avais pas envie de produire un texte éditorial sérieux. Evitement du raisonnable. Désir d'échapper aux codes et d'honorer le &lt;i>principe de ne jamais être là où l'on vous attend&lt;/i>. De plus, comment décrire cette nouvelle présentation qui vient de naître, toute naïve dans sa conception, pas encore totalement finalisée ? le sera-t-elle et qui va d'une manière ou d'une autre évoluer ? Tant dans sa forme que dans son contenu ? je réfléchis à une quatrième page. Elle se déguste donc comme un bon vin, s'apprécie comme le soleil doux sur la peau toute fraîche de septembre, elle se goutte comme un baiser offert.&lt;br /> &lt;br />&lt;br />En bref, ce sont trois feuillets qui composent Touarance :  &lt;br />&lt;br />?	 une page &lt;i>Transrelle&lt;/i> avec un affichage aléatoire des images et des textes publiés en continu, une sorte de cartographie du tendre,&lt;br />&lt;br />?	 une deuxième page transitionnelle, qui se veut un point cardinal représentant ce qui préexistait jusqu'à maintenant et que j'ai nommé &lt;i>Moirance&lt;/i> (Zénon, attIRANce, Fil et papiers ? Impatience), &lt;br />&lt;br />?	 et enfin une dernière page Voyaahl en référence aux voyageurs et passeurs d?ici et d?ailleurs, rencontrés sur les chemins, ces saltimbanques qui disparaissent à la prochaine croisée des chemins. Voyaahl en hommage à la légèreté et aux intensités.&lt;br />&lt;br />&lt;br />&lt;br />Ce nouveau site est placé sous le signe de l'ombre et de lumière, de la fête et du chagrin, parce que la mélancolie est une belle humeur vagabonde et fugitive.&lt;br />&lt;br />On m'a souvent dit que mes textes étaient tristes. Mes photos le sont sans doute aussi. Certes, ce sont des expressions qui exigent de moi des efforts, et peut-être cela vient-il de là ? Mais, je me suis rendu compte au cours du temps que l'aventure était possible. Alors, ce n'est pas triste, mais joyeux.&lt;br />&lt;br />Il est temps de vous laisser découvrir maintenant toutes ces pages, anciennes et nouvelles. Ici sur &lt;i>Touarance&lt;/i>, pas de mode d'emploi, juste le désir de vous faire partager mes mondes, mes  process et de vous perdre avec moi dans ce labyrinthe gaulois, un brin rabelaisien additionné d'une pointe levantine.&lt;br />&lt;br />Je rends hommage ici à une collaboration exceptionnelle avec Stéphane qui a permis tout cela au cours de l'été et dans l'automne, et avec qui j'espère nous pourrons continuer. La question du temps et de la mémoire est ici primordiale. Nous sommes sur des voies exceptionnelles. Parallèles ?&lt;br />&lt;br />Maintenant j'ai envie de vous raconter une histoire. Ou plutôt est-ce un conte à la confluence de plusieurs histoires, une chorale de mots et une fantaisie aléatoire. Intimité et gaîté, puissance et désinvolture. A l'origine de tout cela, il est toujours question de la  perte.&lt;br />&lt;br />Ces quatre photos ont marqué mon histoire. Je pourrais discuter longuement sur leur génèse. Une autre fois peut-être. Je vous confie simplement leur origine : ce sont les quatre premières photos du premier jour prises lors d'un stage photographique avec Antoine d'Agata à Arles en juillet 2008.&lt;br />&lt;br />Enfin, j'ai fait deux &lt;i>voyaahl&lt;/i> autour de ces mêmes images : &lt;br>&lt;a href="http://touarance.org/fil_papiers/spip.php?article123">Parallèles&lt;/a> avec la musique de The Notwist et &lt;a href="http://touarance.org/fil_papiers/spip.php?article122">Parallèles&lt;/a> accompagné d'un texte. &lt;br>&lt;br />Vous pourrez &lt;a href="http://touarance.org/fil_papiers/spip.php?article137">ici&lt;/a> également écrire/inventer/partager vos impressions Parallèles... pour une autre histoire [...] .&lt;br>&lt;br />&lt;a href="http://touarance.org/fil_papiers/spip.php?article130&amp;var_mode=calcul">Invitation à lire / écrire&lt;/a>. Cet écran de mémoire Touarance est un tableau pour écrire d?autres histoires à quatre ou cinq mains et générer une nouvelle cartographie des intimités.&lt;br />&lt;br />&lt;br />Enfin, voici, toujours à partir de ces quatre photos, un conte pérégrin &lt;a href="http://touarance.org/fil_papiers/spip.php?article129">&lt;i>Lost in trans-station&lt;/i> &lt;/a>&lt;br /></description>
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<title>Croirements</title>
<link>http://touarance.org/fil_papiers/spip.php?article125</link>
<description>2008-11-29 16:41:44 : </description>
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<title>Transit</title>
<link>http://touarance.org/fil_papiers/spip.php?article124</link>
<description>2008-12-19 23:05:20 : Transit : Hotel Madras, All India Radio, http://allindiaradio.org/&lt;br /></description>
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<title>Parallèles</title>
<link>http://touarance.org/fil_papiers/spip.php?article123</link>
<description>2008-10-23 11:39:57 : </description>
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<title>Parallèles</title>
<link>http://touarance.org/fil_papiers/spip.php?article122</link>
<description>2008-10-22 18:27:39 : </description>
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<title>Solodistan [story]</title>
<link>http://touarance.org/fil_papiers/spip.php?article121</link>
<description>2008-11-05 23:33:07 : &lt;diapo121|diapo>&lt;br />&lt;br />&lt;a href="http://touarance.org/fil_papiers/spip.php?article133">Eskal au Kurdistan, 2008&lt;/a></description>
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<title>Intervalles</title>
<link>http://touarance.org/fil_papiers/spip.php?article120</link>
<description>2008-11-05 23:31:48 : échappée ... vers Le Tréport (sept. 2008)</description>
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<title>Nuit blanche oct. 2008</title>
<link>http://touarance.org/fil_papiers/spip.php?article119</link>
<description>2008-11-05 23:31:40 : </description>
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<title>Page 20</title>
<link>http://touarance.org/fil_papiers/spip.php?article118</link>
<description>2008-11-09 21:10:03 : Je restais tout le matin en mode pause. &lt;br />&lt;br />Mon travail était quasiment terminé maintenant. Je pliais mes affaires, pris mon sac et la direction de la gare. Je déposais le projet chez un éditeur, récupérais quelques livres, et partis. &lt;br />&lt;br />A l'avant dernière gare, la folie des croisées me porta sur les parallèles. Je regrettais de ne pas avoir photographié Joris ce matin-là. Destination Istanbul. De cette ville pivot des orients, je pourrais prolonger mon voyage et me perdre. Traverser les plaines solitaires et naviguer sur les mers des autres contrées chaotiques. Vénérer le passager et infiltrer les galeries labiles. Rejoindre mon visage au détour de la nuit complice.&lt;br /></description>
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